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Ingrid Bétancourt – Vidéo libération Ingrid Bétancourt

buzz, 03 juillet 2008, 5 Commentaires sur 1 411 visiteurs
Categories: Actualité, Politique - Tags:

Vidéo de l’arrivée d’Ingrid Betancourt.

Ingrid Betancourt, l’ex-otage franco-colombienne des FARC descend de l’avion militaire qui l’a transportée à Bogota, sur la base militaire de Catam et retrouve ensuite sa mère et son mari. Elle participe ensuite à une séance photo…


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Commentaires

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  1. Raphaël Zacharie de Izarra
    03 juillet 2008, 1:24

    INGRID BETANCOURT : UN SUCCES MEDIATICO-COMMERCIAL

    La libération de madame Bétancourt est en soi un fait anecdotique et ne concerne réellement que la personne elle-même et son entourage. Le reste est pur matraquage médiatique de la population. Cette histoire n’aurait jamais dû concerner les millions de lobotomisés télévisuels mais exclusivement les gens qui étaient dans la partie : famille, amis, proches politiques.

    Il ne s’agit pas des funérailles de Hugo ici, juste d’une épopée médiatico-pseudo-politique, voire simplement mondaine. Un roman-feuilletons créé par de vaniteux journalistes.

    Les médias ont pris en otage des millions de personnes qu’ils ont captivées artificiellement avec leurs méthodes habituelles de manipulations des esprits. Après le grand matraquage des masses, ce sera l’adoucisseur larmoyant qui incitera à faire écouler un pavé relatant les six ans de captivité de Bétancourt, pavé publié en centaines de milliers, voire en millions d’exemplaires.

    Bref, un excellent coup d’édition que les petits Machiavels de la presse devaient préparer depuis longtemps. Sa libération devait être attendue, commercialement parlant, depuis des années. Plus sa captivité durait, plus l’affaire prenait de la valeur. Le vin a bien vieillit depuis six ans, il n’en sera que meilleur en « produit-culturel » star des supermarchés.

    Ce sont les médias et les médias seuls qui avec patience et perversité (saupoudrées d’une bonne dose de gravité étudiée) ont fait entrer dans le crâne de qui le voulait bien des vérités unilatérales, uniformes, univoques et racoleuses. Ils ont réussi à faire croire à des millions de gens qui étaient au départ parfaitement étrangers à cette affaire que Madame Bétancourt était leur cousine, leur camarade de classe, leur voisine de palier.

    Sous prétexte d’humanisme les « créateurs d’actualité » ou « décideurs d’événements » monopolisent un fait, le médiatisent à l’échelle mondiale pour mieux niveler les sensibilités, les opinions et finalement faire converger les vues vers un seul horizon : celui choisi par eux, les médias.

    Fatalement vendeur.

    Aujourd’hui Bétancourt, à qui le tour demain de servir de prétexte au « média-marketing » ?

    La libération de madame Bétancourt est un immense soulagement, je ne le conteste pas. Mais uniquement pour les gens concernés : otages, familles, amis. Pas pour les Marcel Dupont se croyant investis d’une mission dupontesque largement orchestrée par les médias avides de pouvoir, d’actualités à leur avantage, de vision du monde à sens unique…

    Je n’ai aucune haine, juste une rage saine contre les manitous de la manipulation médiatique qui ont l’art de créer des événements à la mesure de leur intérêts mercantilo-vaniteux.

    Je refuse de me faire lobotomiser par un groupe de prétendus journalistes-humanistes à la solde des marchands de lessive. Madame Bétancourt est une invention médiatique à but lucratif en sens large du terme : faire tourner la machine à « news ».

    L’exploitation éhontée de l’affaire Bétancourt à l’avantage de faire bêler les populations dociles, de détourner leur attention, de leur faire penser à autre chose qu’à l’essentiel. Les journalistes sont des charognards prêts à toutes les manipulations pour se sentir exister, tirant profit des causes les plus « flatteuses » pour ennoblir la profession à bon compte.

    Moi, je suis un bel esprit, autrement dit un lion. Et surtout pas un âne, encore moins un mouton.

    Raphaël Zacharie de Izarra
    raphael.de-izarra@wanadoo.fr

  2. Buzz
    07 juillet 2008, 15:28

    Raphaël, il est probable que si tous les individus cultivaient leur esprit critique autant que vous savez le faire, l’affaire Bétancourt aurait été traitée autrement. Mais je pense qu’il y aurait tout de même affaire.

    Vous écartez d’emblée l’hypothèse d’une volonté politique de recourir au médiatique pour accomplir un acte diplomatique. J’ai tendance à avoir le même réflexe pour entrer dans la réflexion sur la nature « media », mais ça reste un réflexe. Aussi manipulatrice que soit la médiation, elle reste subordonnée à d’autres aliénations que les commerciales, ses déterminations appartiennent à l’ordre de la chose publique, autant au vulgaire qu’à celui qui la représente ou la gouverne.

    Pour que le jugement soit fondé, il faut qu’il explore en extension ses composantes synthétiques : pourquoi se focaliser sur le fait journalistique en balayant l’événement comme « une anecdote » ? L’abandon de la transcendance peut s’accomplir autrement que par sa franche négation, n’est-ce pas ? (Je dis cela parce que l’esprit critique devient critique lorsqu’il subit une saltation du religieux vers le positif, et pourtant il existe d’autres moyens que la négation pour supporter ce mouvement, l’histoire l’a montré.) La vérité révélée est insupportable quand dans la révélation elle dévoile tout son voilement. D’un autre côté, c’est l’essence de l’être d’advenir dans la forme d’un voilement. Le journalisme est ce voilement même, ne croyez-vous pas ? Je suis convaincu que le journalisme est un jeu de langage où les faits adviennent par le jeu, et l’information est le jeu même.

    Sur le reste, l’anecdote, l’information, l’intérêt public, c’est une approche phénoménologique qui les synthétisera : lorsque je suis étranger, je suis en même temps français et mon sort politique déterminé par ma Nationalité, je le sens comme je le sais; et par essence ma nation ne peut admettre qu’il en soit autrement, surtout si une dénaturalisation de fait était exposée dans l’espace public. Il deviendrait alors le lieu du sentiment politique d’incohérence et de destruction et il faut être nihiliste pour ne pas voir combien le fait révélé, même médiatisé par le vulgaire, a la pure valeur du fait avéré.

  3. cesu
    07 juillet 2008, 15:45

    Pour ceux que le message précédent va rebuter : buzz veut dire que la réalité du réel importe peu, ce qui compte c’est la façon dont elle se narre, puisque c’est ainsi qu’elle (la réalité) est et advient (qu’elle est « étant » si vous préférez.) ;)

    C’est un appel sartrien à « considérer les choses telles qu’elles sont ». :)

  4. Damien
    07 juillet 2008, 15:48

    ah ba oui la c’est beaucoup mieux…

  5. cesu
    08 juillet 2008, 18:04

    A ton service :)

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